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Ruptures brutales de relations commerciales établies
Droit commercial – droit pénal – droit social – procédure civile

Derrière une action pour rupture brutale de relations commerciales établies se cachait des attestations falsifiées et une confusion volontaire entre deux sociétés. Une approche transversale mêlant pénal, commercial, social et procédure civile a permis d’en démonter les artifices, de rétablir les faits et de contenir les réclamations.

Contexte 

La responsabilité d’une société est recherchée par l’un de ses anciens prestataires au motif qu’elle aurait rompu brutalement et sans motif les relations commerciales établies entre elles depuis plusieurs décennies.

Un examen attentif des informations d’identité du prestataire a permis de mettre en exergue une substitution occulte d’entités juridiques. La société formulant ses réclamations, récemment créée, n’était pas la même que la société avec laquelle le partenariat avait été initié. La confusion avait été entretenue grâce à une homonymie entre les deux entités et la production d’attestations comptables mensongères.

Enjeux

Dans cette affaire, l’objectif était double :

  1. Assurer la défense de la société ayant rompu les relations avec son prestataire indélicat.
  2. Faire reconnaître le caractère frauduleux des pièces produites par la partie adverse et relever les mensonges susceptibles de tromper la juridiction saisie afin de lui permettre d’en tirer toutes les conséquences juridiques. 

Stratégies mises en œuvre & matières sollicitées

Droit social 

Audit interne, identification des décisionnaires et des processus de sélection des prestataires externes.

Droit pénal

Découverte et qualification des faits.
Régularisation de la plainte.
Participation active à l’enquête préliminaire diligentée.

Droit commercial

Mise en exergue des critères faisant obstacle à la mise en œuvre des sanctions pour rupture brutale des relations commerciales établies. 

Procédure civile

Défense des droits devant le juge des référés, puis devant la juridiction de fond saisie, en première instance, en appel et devant la Cour de cassation.
Incidents aux fins de communication forcée de pièces.

Résultat

La société défenderesse a pu mettre en lumière les artifices de son contradicteur et rétablir la réalité factuelle de l’historique des relations entre les parties en cause.

Si la responsabilité pénale du prestataire n’a pas été retenue par les autorités de poursuite au bénéfice du doute, ses réclamations ont été divisées par 30.

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