Une compagnie d’assurance découvre que le gérant d’une de ses agences a détourné des fonds remis par certains clients, faisant 21 victimes pour un préjudice total de près de 1 000 000 d’euros.
La compagnie, elle-même victime du comportement de son agent, se trouve contrainte :
La compagnie doit alors intervenir et se défendre sur plusieurs fronts :
Audit interne, identification des auteurs, des victimes et du mode opératoire.
Révocation du mandat d’agent d’assurance et mise en œuvre des effets lorsque l’agent est une personne morale. Actes de prévention de la réitération par le renforcement de l’information préalable des clients. Suspension du versement de l’indemnité de fin de mandat.
Contribution à l’enquête préliminaire. Constitution de partie civile aux audiences correctionnelles devant le Tribunal puis la Cour d’appel.
Contestation de la qualité de civilement responsable. Opposition à la mise en œuvre de la théorie du mandat apparent. Diminution de responsabilité consécutive aux fautes de certaines victimes.
Défense des droits devant le Tribunal de commerce, devant le juge des référés, devant les tribunaux judiciaires, devant les cours d’appel. Incidents aux fins de sursis à statuer. Annulation de l’assignation adverse, faute de respect des mentions obligatoires devant le tribunal de commerce. Irrecevabilité de la déclaration d’appel adverse faute de mandat du représentant de la société appelante.
Reconnaissance de l’impact de la liquidation de la société agent général.
Obstacles aux saisies conservatoires pratiquées contre la compagnie. Mise en œuvre de procédures d’exécution forcée des décisions obtenues.
La compagnie a été valablement subrogée dans les droits des victimes qu’elle avait elle-même indemnisées, pour procéder directement au recouvrement des fonds détournés contre son ancien agent.
L’exploitation de vices de procédure a permis de mettre plus rapidement un terme aux réclamations indues de l’agent auteur des détournements.