« Il a eu un discours franc,honnête, sincère sur la question des prélèvements d'https://organes.il a bien dit que c'était des pratiques qui n'étaient pas normales, pas usuelles.C'est bien que ça ait été dit."
François Hollande et Bernard Cazeneuve sont, ce lundi, cités à comparaître au procès de l'attentat de Nice. Ils parleront contexte de l'époque, mais n'aborderont pas la question de la sécurité du 14 juillet. Les parties civiles veulent du coup un autre procès. Les avocats le demandent.

C'est l'un des plus hauts magistrats de France qui est venu témoigner ce lundi au procès de l'attentat de Nice. Vers 9h45, costume sombre, cravate, chemise bleue, François Molins, procureur général près la Cour de cassation, s'est avancé à la barre. Celui qui était, en 2016, procureur de la République de Paris, chargé des affaires de terrorisme au niveau national, était particulièrement attendu par les parties civiles et les robes noires qui les représentent.

Ex-procureur de la République de Paris en 2016, alors chargé des affaires de terrorisme au niveau national, François Molins a expliqué ce lundi 10 octobre, devant la Cour d’assises spéciale, les décisions qu’il a prises après l’attaque au camion-bélier du 14 juillet 2016. Il a défendu les autopsies demandées, qui seront réalisées sur quatorze victimes, mais estimé que les prélèvements d’organes entiers dénoncés par des familles « n’étaient pas tous justifiés ».
François Hollande et Bernard Cazeneuve sont appelés ce lundi 10 octobre à la barre dans le procès de l’attentat de Nice. Ils succèderont à François Molins, qui a notamment été interrogé sur les organes prélevés sur le corps de certaines victimes.

Ce lundi 10 octobre 2022 sera sans conteste une journée importante dans le procès de l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts en juillet 2016. François Hollande, l’ancien président de la République, Bernard Cazeneuve, l’ancien ministre de l’Intérieur, et François Molins, l’ancien procureur de la République de Paris, vont en effet être appelés à la barre. Ce dernier sera notamment interrogé sur les organes prélevés sur le corps de certaines victimes.

L'ancien procureur de la République de Paris, en poste lors de l'attentat du 14 juillet 2016, a témoigné devant la cour d'assises spéciale qui juge les faits qui se sont produits sur la promenade des Anglais à Nice.

L’ancien directeur de l’institut médico-légal a raconté, mercredi, comment ses services s’étaient adaptés à l’afflux exceptionnel de corps. Cette situation inédite explique certains prélèvements d’organes, que lui reprochent des familles de victimes.

Le directeur l’institut médico-légal de Nice au moment de l’attentat du 14 juillet 2016 a tenté mercredi, à la barre de la cour d’assises spéciale, d’expliquer pourquoi de nombreux organes ont été prélevés sur les victimes. Une pratique qui a heurté plusieurs familles.